Les mémoires de Géronimo m'ont inspiré le tableau des troqueurs d'art, si si je vous assure c'est ce livre qui m'a inspiré ce magnifique tableau ... :)
Qui vient tout juste de partir chez une amie qui le reluquait, je lui en ai fais cadeau, c'est son homme qui va être
content ... :))
Les mémoires dites autobiographiques de Géronimo le chef Apache chiricahua car il y a pas mal de tribus,de subdivisions, on l'apprendra en lisant le livre, le
plus connu de cette fin du XIXème siècle pour ses luttes contre les mexicains et surtout contre l'amrmée américaine.
J'aurais aimé en connaître davantage sur les moeurs des apaches par cet intermédiaire, mais il ne semble pas que ce soit le but avoué de l'ouvrage, c'est plutôt un plaidoyer, les guerres
intestines, l'obligation des fuites, des rapts,des meurtres, du vol, c'est l'histoire d'un peuple que l'on a démantelé, déraciné de ses propres terres, c'est un peuple auquel on a menti surtout
lors des multiples redditions de Géronimo face à Miles pour le dernier et ses promesses jamais tenues.
C'est un livre pathétique et pourtant ambigu, là où Géronimo ne faisait aucun quartier, il parle de paix, plus fort encore une fois l'Amour, malgré tout, il faut savoir que le chef apache a
rejoint à la fin de sa vie l'église réformée hollandaise dont il sera jeté par la suite pour ses débauches mais adoptera la religion chrétienne qu'il trouvera meilleure que la sienne.
C'est une vie misérable dont le meurtre de sa première femme et enfants ainsi que sa mère par l'armée mexicaine sera le début d'une guerre sans merci, en effet, du côté mexicain on payait de
nombreux dollars pour les scalps non seulement des hommes, mais aussi des femmes et... des enfants ....
Il sera déporté avec son peuple, à la réserve de San Carlos, terrain désertique,sec, aride... afin d'en faire de bons agriculeurs alors que rien ne dit dans l'histoire que les apaches cultivaient
la terre auparavant .... fuites, représailles, négociations , pillages, morts parsèment l'histoire réciproque des indiens et des colons américains et autochtones mexicains dont la profilération
se fera sur le sang des indiens .
L'histoire étant toujours écrite pas les vainqueurs, cette autobiographie autorisée et traduite par Barrett selon l'histoire de Géronimo, dont on pense qu'ultime humiliation, on a changé
certains des points les plus dérangeants fut dictée vers 1905-1906 à Asa; Géronimo mourra d'une pneumonie en 1909,après être parti sur son buggy pour vendre ses arcs, enivré, il serait tombé et
resté toute la nuit sous une pluie glaciale; lui le grand guerrirer, finalement soumis à la culture des pastèques, la boisson, l'exploitation, le rabaissement , l'emprisonnement ...la bête de
foire....
Un fait prodigieux actuellement nous qui nous disons si civilisés et pour qui il y a un peu plus d'un siècle disions qu'un bon indien etait un indien mort, retournons de plus en plus vers cette
culture faite de simplicité, en harmonie avec la nature....peut-être...peut-être une Ironie du Sort...?

"Chez l'éditeur
Mémoires de Géronimo
En 1904, un « inspecteur général de l'éducation » de Lawton (Oklahoma) rencontre un vieil Indien, prisonnier de guerre et déporté, loin de son Arizona natal, à Fort Sill où il terminait ses jours
en cultivant des pastèques : il s'agissait du célèbre chef apache Géronimo qui avait tenu en respect victorieusement, des années durant, les meilleures troupes et les plus glorieux généraux des
États-Unis. Des liens se nouèrent entre eux, sinon d'amitié (vu la méfiance légitime de l'Apache), du moins de respect mutuel. C'est ainsi que Géronimo accepta de raconter sa vie à S.M. Barrett,
ce qui nous permet de lire aujourd'hui ce témoignage sur le génocide qui marqua la « conquête de l'Ouest ». Déjà vendu à plus de 50 000 exemplaires, ce témoignage du célèbre chef apache constitue
un document irremplaçable sur le génocide des Indiens d'Amérique.
« De tous les grands chefs de la résistance indienne à la conquête européenne, l'Apache Chiricahua Go Khla Yeh, surnommé par ses adversaires mexicains Géronimo, est sans doute le plus célèbre et
il faut saluer la parution en français dans une bonne traduction et une édition particulièrement soignée de ses mémoires. »
i.e Nouvel Observateur
« Un livre magnifique dans lequel nous apprenons "quelques méfaits" de la race blanche ou comment elle s'y est prise pour exterminer un peuple qui vivait dans la paix, l'harmonie et l'entente.
Lisez ce livre avec attention. Jamais de paroles amères ni hostiles à l'égard des Blancs, un amour constant, une vision du monde totale
et cosmique, pacifique, sereine et belle. »
Le Figaro
« II est utile de connaître ce témoignage venant du camp des vaincus. Les Mémoires de Géronimo sont l'un des rares textes que l'on puisse opposer à tout le folklore de la conquête de l'Ouest.
C'est toute l'épopée des derniers Apaches qui revit dans ces pages écrites avec un dépouillement qui en rend les détails plus poignants »
Les Nouvelles littéraires"
La découverte/poche / mémoires recueillies par S.M. Barrett, introduction de Frederick W. Turner, traduit de l'américain par Martine Wiznitzer 2006
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